Voici le Mali sous mes yeux:

Des nouvelles de moi, mes réflexions.
Des anecdotes, toujours dans le respect.
Des clins d’œil aux gens que j'aime.


samedi 1 novembre 2014

Ma route vers mon travail au Renapess

Un peu d'information sur mon travail au Mali.
Je suis envoyée par Carrefour International qui existe depuis plus de 50 ans au Canada.

La bâtisse au se trouve le bureau du RENAPESS
 Je viens pour soutenir le RENAPESS (Réseau national d'appui à la promotion de l'économie sociale et solidaire). Cette organisation à différentes sous-équipes qui travaillent sur plusieurs pôles (sujet) tels que: le tourisme, les questions de genre et les jeunes.





Ils gardent toujours en tête la notion d'économie sociale et solidaire (ESS) qui est très importante au Mali. Cela veut dire qu'ils souhaitent mettre en place des entreprises et des projets qui ont un but utile pour toute la société et qui partage le pouvoir et l'argent également entre les gens qui y travaillent.



Après le passage des camions
Je me rends au travail à pied: 15 minutes de marche dans les pots d'échappement et la poussière. + 15 minutes pour traverser la rue, car il n'y a pas de stop et tout le monde roule où il veut.


 Parfois, je me paie le luxe d'un taxi: 750 XOF (environ 1,75$).
La route vers le travail qui passe devant Mali-Gaz



vendredi 31 octobre 2014

Les nuits du carême... "l'Halloween malienne"

Après avoir entendu ma conversation avec mes enfants sur Skype, Kadiatou (avec qui je travaille) me demande de quelle fête nous parlions. Je lui explique ce qu'est l'Halloween.

Elle me parle d'une fête malienne qui lui ressemble: les nuits du carême qui se déroulent en même temps que le ramadan.*

Durant un mois, les gens doivent jeûner durant le jour et peuvent manger qu'à la tombée de la nuit. Ils doivent également faire de longues séance de prière.

Les soirs des deux dernières semaines, après les prières, les enfants passent de maison en maison pour ramasser des sous (qu'ils appellent jetons) et des céréales.

Calebasse
Les garçons se déguisent avec des cornes sur la tête, de la cendre dans le visage, des feuilles d'arbre et des vêtements en lambeaux. Cela se nomme: Yocoro.

Les filles passent séparément des garçons. Elles ne se déguisent pas, mais chantent en tapant sur des calebasse. Cela ce nomme: Salawaléwalé (du nom de leur chant).

À la fin du carême, les enfants font une fête et utilisent l'argent récolté pour préparer les céréales qu'ils ont ramassé dans les maisons.
Les garçons et les filles fêtent séparément.




P.S Le carême était en juillet-août cette année. Je n'ai donc pas de photo. En voici de mes petits amours du Québec.







*Les maliens sont musulmans, mais ils connaissent bien la religion catholique et pratiquent un mélange des deux religions.

lundi 27 octobre 2014

L'éducation physique au Mali

Ce matin en attendant le sotrama (l'autobus), j'ai eu un vague à l'âme en voyant ce professeur avec ses élèves qui allaient jouer au soccer.

Un groupe scolaire en route vers le terrain de soccer


Partie de soccer
Les supporteurs vu de l'arrière

Au retour en fin de journée, je suis passée devant ce terrain de soccer.

J'ai rapidement pris une photo par la fenêtre du sotrama qui tanguait sur le chemin de terre avec les plus gros nids de poules jamais vus.








dimanche 26 octobre 2014

Salle de lavage en plein air

Comme mon amoureux n'est pas là pour faire le lavage, je dois me résoudre à le faire moi-même.

La salle de lavage

Un seau d'eau, une barre de savon et on frotte, on essore, on rince, on essore, on étend.

#Joyeuse
Corde à linge entre 2 maisons
C'est une petite activité bucolique lorsque c'est juste pour moi. Mais pour toute une famille c'est un exercice laborieux.
Vêtements confortables et chics de la designer Marie-Josée Bergeron: idéal à la Chambre de commerce comme au Mali.


samedi 25 octobre 2014

Course à pied

Une de mes grosses interrogations avant de partir pour le Mali était: 
Est-ce que je vais pouvoir courir?

Selfie de ma course matinale #bonheur #chaleur

 OUI!!! C'est possible, mais tôt le matin ou en fin de journée car la chaleur devient vite intolérable. La poussière est également un facteur de difficulté supplémentaire. Je n'ai vu que 2-3 coureurs depuis mon arrivée et ils étaient tous en habit de soccer.

Ma course me permet de découvrir des paysages magnifiques. Les gens me regardent incrédules ou me saluent en souriant et je réponds avec enthousiasme: "Anisokoma" (bon matin)

Mon chemin de course
Je crois que mon 20 minutes de course au Mali égale à 1hr à Québec.

P.S. Simon Cousineau, si tu arrives à faire un marathon ici, je t’élève au niveau de surhomme. 

mardi 21 octobre 2014

Le transport en commun

 Sotrama est la compagnie de transport en commun du Mali. Les petits autobus verts (entre  un mini-van et un mini-bus) en état douteux  sillonnent abondamment les routes sans horaire précis. Il s’y entasse un vingtaine de personnes sur des bancs en bois.


Un apprenti s’occupe de faire payer les 200 OXF (environ 0,50$). Lorsque des gens veulent débarquer ou qu’il y a de la place pour embarquer des gens qui attendent sur le bord du chemin, le jeune homme communique avec le chauffeur en tapant sur la carrosserie de son bras sortit par la fenêtre qui semble inexistante. Parfois, il est carrément à l’extérieur accroché sur le côté du véhicule.


Dans les heures de pointe 9 a.m. et 18 :00 p.m. on peut attendre plus d’une heure qu’un bus ait de la place. Entre d’autre temps ça peut être moins de 5 minutes d’attente.






Pour : Éric « Terr », Vincent et tous mes amis qui prennent le transport en commun à Québec : nos autobus sont d’un luxe incommensurable.

jeudi 16 octobre 2014

Titibougou - Mon premier village


À mon arrivée, je suis installée à Titibougou (bougou signifie village). C'est très retiré de la ville et à environ une heure de sotrama (autobus) de mon  lieu de travail.

Centre du village de Titibougou
C'est un village typique avec des rues sans nom en terre battue et aucun numéro sur les portes. Il y a une pharmacie et des petit commerces d'alimentation de subsistance.


Carte de Bamako
Malgré que c'est loin, l'avantage est que c'est tranquille et par surpeuplé comme au centre ville.

Je suis la seule et unique blanche de tout le village et plusieurs enfants semblent ne jamais avoir vu de blanc en personne.

Je me sens en sécurité ici, car les gens se connaissent et sont gentils avec moi... la voisine blanche.

Un voisin croyait même que j'étais médecin car je porte parfois des pantalons blancs.

Commerce
Dans les rues de Ttitbougou

Le  terrain de soccer de Titibougou
Église



Première famille d'accueil

Dans ma première famille d'accueil, il y a la mère Yagaré et la fille Hadja (23 ans) qui sont super gentilles. Très moderne, il y a une télé à écran plat avec les mêmes télé-séries que nous et internet sans fil.

Paradoxalement, l'eau ne fonctionne pas bien alors on va remplir des seaux dehors pour prendre notre douche ou laver notre linge.
Hadja au travail

Hadja prépare tous les repas qui sont succulents (photos et recette à venir).

Cuisine. La porte est toujours fermée pour ne pas réchauffer toute la maison















Le mari Souleymane est fort sympathique. Il est ici à temps partiel. Car il a deux femmes (polygamie), mais c'est une version qu'on aimerait: un mari 3 jours semaine c'est juste correct. Comme dit mon amie Manon: "le reste du temps tu t'habilles en mou". Effectivement, quand il est là on mange à la table en famille, alors que le reste du temps on mange devant la télé en écoutant Esprit Criminel... en mou.

Ma première habitation

Les maisons comme nous en avons l'habitude: murs de brique/béton, portes avec serrure, fenêtres en verre et cour arrière ne sont pas la norme ici.

Rue devant la maison
Grille à l'avant de la maison
Pour mes premiers jours au Mali, j'ai la chance d'habiter dans une jolie maison assez luxueuse avec une enceinte clôturée et barrée en permanence.




Vue de l'arrière depuis la terrasse
Terrasse sur le toit
Vue du côté depuis la terrasse
Une magnifique terrasse sur le toit m'offre une vue des alentours.  La connexion internet est très bonne sur le toit alors je m'y installe pour parler avec mes enfants via Skype.
Sur le côté de la maison
Escalier menant au toit/terrasse
Réserve intérieure d'eau
Couloir
Cour arrière
Dans la cour arrière, sous l'escalier,  nous retrouvons le robinet où nous pouvons remplir nos seaux pour avoir de l'eau dans la maison.

Ma chambre
La salle de bain


L'intérieur de la maison est très confortable. Durant le jour nous fermons les fenêtres et les rideaux pour que la chaleur n'entre pas trop.


Mon premier petit nid

Dans ma première demeure, chez Yagaré, j'ai une très confortable chambre.
Un grand lit avec un essentiel filet pour se protéger des moustiques la nuit, un oreiller et un drap de coton que je n'utilise pas vraiment car il fait trop chaud la nuit.

Mon petit nid à moi
Toutous de mes enfants et livre Malphas 3


Je me suis fait un petit chez moi de cette chambre qui est devenue mon lieu de ressourcement. Entourée des toutous qu'Isaac et Alizée m'ont offert pour me tenir compagnie je sens un peu moins loin.


J'y lis, j'y dors, j'y écris ce blog.
Je partage ma salle de bain avec Hadja. C'est propre et fonctionnel... En fait, il faut mettre de l'eau dans la toilette pour l'envoyer et la douche c'est un seau d'eau et une tasse.

Le pommeau de douche est décoratif... la douche c'est le seau à côté.
Il faut tellement chaud que je prends 2-4 douches par jour avec une eau à la température de la pièce.