Voici le Mali sous mes yeux:

Des nouvelles de moi, mes réflexions.
Des anecdotes, toujours dans le respect.
Des clins d’œil aux gens que j'aime.


Aucun message portant le libellé Tranche de vie. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Tranche de vie. Afficher tous les messages

mercredi 17 décembre 2014

Comment renouveller un Visa à la malienne

Un Visa de travail en règle est essentiel pour éviter les ennuis. J'avais un visa d'entrée qui ne couvre la l'entièreté de mon séjour. Je dois donc expérimenter le système bureaucratique malien.

Première visite au bureau des visas. J'ai en main ma lettre de l'organisme; le papier de renouvellement dument rempli; mon passeport. J'ai même des photos que je viens de faire faire dehors sous un arbre juste devant le bureau des passeports.

Métier: photographe de photos de passeport
D’emblée, la petite dame derrière une vieille table en bois nous rudoie du regard et nous somme de revenir le lendemain parce que les bureaux ferment à 11:45 (et il est 13:00.

Deuxième visite, nous sommes à l'heure avec tous nos papiers en main. La toujours peu sympathique dame nous apprends que nous devons retourner à la maison pour faire une lettre manuscrite demandant notre visa. Elle nous montre un modèle, mais refuse de nous fournir une feuille pour faire la fameuse lettre.

Métier: rédacteur de lettre
Nous sortons dehors et trouvons sous un arbre (près du photographe) un homme dont le travail est de faire les fameuses lettres. Il les a écrit d'avance. Il lui reste à écrire notre nom et le nombre de mois nécessaires à notre visa. On signe et il ajoute un timbre (on ne sait pas vraiment pourquoi, mais c'est comme ça: il faut mettre un timbre sur la feuille.)

On retourne à l'intérieur. Là commence notre négociation pour le paiement. Car nos visas d'entrée sont expirés. La grincheuse dame accompagnée d'une fonctionnaire bien portante se font un malin plaisir à nous soudoyer de l'argent. Il faut choisir nos batailles: rapidement nous abdiquons et payons ce qu'elles jugent bon de nous soutirer.

Finalement, nous devrons revenir dans 3-4 jours récupérer les visas.

Morale de l'histoire: Tout est une aventure au Mali. Gardons le sourire!

vendredi 21 novembre 2014

Le clan des scooters de Bamako

Devant la quantité innombrable de motos qui sillonnent les rues du Mali, j'ai naïvement posé la question à savoir s'il y avait aussi des scooters au Mali. La réponse: "Les scooters c'est out!"

Mais quelle ne fût pas ma surprise de trouver un clan de scooters caché au fond d'une ruelle poussiéreuse (dire ruelle et poussiéreuse est pratiquement une tautologie ici).

Le clan des scooters de Bamako

En effet, 6 à 10 hommes et leurs scooters se retrouvent tous les jours pour boire le thé ("faire le grin") avec l'unique réparateur de ces antiques machines.

Dès que je les ai vu, j'ai pensé qu'il fallait que je prenne une photo pour mon amie Caro (qui adore les scooters et la photographie). Cette dernière m'a récemment lancé le défi de faire 5 photos n/b en 5 jours. Alors, j'ai pris mon courage et demandé aux messieurs la permission de les prendre en photo.


Le plus récent scooter vu a Bamako



vendredi 14 novembre 2014

Rôtisserie typique

La rôtisserie du coin
 Sur le chemin en revenant du travail, il y a une rôtisserie d'une genre très différent de chez nous. Il y offre de la viande de mouton (ou chèvre) cuite sur un feu de bois qui brûle toute la journée.

Le feu brûle en permanence

Voici la description qu'en a fait Jolianne (ma colloc québécoise):
"On passe la commande, le préposé s'empare d'une grosse pièce de viande sur le grill qu'il charcute avec une machette ou tout autre outil à sa disposition. 

Le boucher en blanc et rouge avec son assistant
Selon l'heure de la journée et le nombre de client qui sont venus, la grosseur de la pièce de viande (de laquelle il s’empare) ainsi que la qualité de la viande (c’est-à-dire le ratio viande versus le gras et les os) varient. L'acte est assez violent et répétitif pour bien casser les os. 

On saupoudre d’un peu de sel et d'assaisonnement, on ajoute de l'oignon, on emballe dans un papier carton, met dans un sac en plastique noir et c’est ready to take out, mieux qu’une commande à l’auto.
  

Si désiré, vous pouvez aussi emporter la viande pour la préparer à la maison. Il suffit que de dire pour combien. Dans ce cas, il vous la tranchera directement à partir d’une carcasse suspendue tout près. Malgré nos standards d’hygiène occidentaux, on finit par s’y faire et même à en redemander"Par Jolianne Lequin dit Mariam Sissoko


Oignons,viandes et épices. C'est délicieux!

ANECDOTE: Le jeune boucher d'environ 20-22 ans nous explique qu'il est fort et qu'il souhaite marier une blanche. Pauvre gars, il n'a pas idée à quel point une québécoise ne le dorloterait pas comme les femmes d'ici le font. Bon, reste qu'il nous donne vainement de beaux morceaux pour nous amadouer.



ANECDOTE: Ma colloque et moi ne nous étions pas bien comprise sur le montant de viande qu'on achetait. Alors, j'ai remis 2000 Franc CFA (4,50$) au jeune boucher. Mais 2 minutes plus tard alors que j'achetais des oeufs dans un autre petit commerce, un petit garçon de 9-10 ans est venu me remettre les 1000 Franc CFA que j'avais donné de trop.

Morale de l'histoire: les maliens sont honnêtes.

mercredi 12 novembre 2014

Wassa Traoré (dit Virginie Gobeil du Québec)

Lorsque tu croises des maliens, que tu prends le taxi ou que tu vas à une réunion ont te demande souvent quel est ton nom malien " I jamou?" ou ton prénom malien " I togo?".

Cette coutume de prendre un nom malien démontre l'accueil et l'ouverture de ce peuple. Tu habites chez eux, tu es accepté comme un enfant du Mali.

Wassa Traoré
J'ai reçu le nom de famille de la première famille chez qui j'ai habité: TRAORÉ (l'un des noms les plus courant ici et portés par des gens célèbres).

Comme prénom, j'avais tout d'abord choisi le seul que je connaissais, soit Mariam. Mais c'est également le plus courant.

Suite à un sondage très scientifique sur Facebook, c'est le nom WASSA qui fût choisi. Surement en raison de sa connotation pour nous: waza (what's up).


Wassa, en bambara signifie:
S’extérioriser, affirmer son indépendance. Celle qui agit pour la  joie et l'épanouissement. Mais aussi, celle qui est suffisante, supérieure, qui est certaine d'avoir raison.

C'est un nom très rare, mais typiquement malien. Il vient d'une vieille tradition qui veut qu'une famille qui a perdu ses premiers enfants ou a eu de la difficulté à en avoir, donne ensuite des prénoms fantaisistes pour conjurer le mauvais sort, tel que Wassa dit l'épanouie.

Wassa Traoré



jeudi 6 novembre 2014

Être une minorité visible

Il faut être franc, il n'y a PAS DE BLANC à Bamako. J'en ai vu 2-3 en 20 jours ici. Peut-être qu'ils ne sortent pas dans les rues, qu'ils roulent juste dans leurs 4X4 aux vitres teintées ou qu'ils ne se rendent pas aux mêmes rassemblement que moi.

Conférence de presse "Jeunes médiateurs de la Paix"
Pas conséquent, je suis assez visible pour les maliens. Mais, moi je ne réalise pas vraiment que je suis différente d'eux et qu'ils me remarquent en se demandant ce que je fais là.

Il y a un petit côté privilégié qui vient avec cela. Lorsque je vais à des événements, les organisateurs ont la délicatesse de considéré la présence d'une canadienne comme un honneur.


ANECDOTE au sujet de la photo: En raison de ma présence à cette conférence de presse pour les "Jeunes médiateurs de la paix", j'étais même aux nouvelles du soir à TV5 Afrique.

mardi 4 novembre 2014

Sur la route... et altercation policière

C'est comme ça sur la route au Mali. Ils ont les plus gros nids de poule jamais vus. La plupart des routes sont en terre battue. Lorsqu'elles sont asphaltées, ils disent "la route de goudron". Sur les routes de goudron, il y souvent des "dos d'âne" qu'ils appellent avec dérision des "policier couché".


L'ANECDOTE qui va avec ce film:
Je filmais tranquillement lorsque nous arrivons à un carrefour très achalandé. Je décide de filmer ce tohu-bohu pour vous. Un policier me voit. Il arrête mon véhicule et exigence d'avoir ma caméra. LE monsieur n'était pas content. Mais j'ai jamais voulu lui donner ma caméra vidéo et vous avez jamais vu une fille apprendre aussi vite comment faire "delete" sur une nouvelle caméra (avec les mains tremblantes en prime).
 


Photo d'un policier lors de mon arrivée à l'aéroport de Bamako.

J'ai retrouvé cette photo que j'ai prise à mon arrivée à l'aéroport de Bamako. Ce n'est surement pas une bonne idée de prendre une photo de policier aux douanes (le monsieur en bleu avec un béret). Un peu plus et ils me renvoyaient directement chez nous.

samedi 1 novembre 2014

Ma route vers mon travail au Renapess

Un peu d'information sur mon travail au Mali.
Je suis envoyée par Carrefour International qui existe depuis plus de 50 ans au Canada.

La bâtisse au se trouve le bureau du RENAPESS
 Je viens pour soutenir le RENAPESS (Réseau national d'appui à la promotion de l'économie sociale et solidaire). Cette organisation à différentes sous-équipes qui travaillent sur plusieurs pôles (sujet) tels que: le tourisme, les questions de genre et les jeunes.





Ils gardent toujours en tête la notion d'économie sociale et solidaire (ESS) qui est très importante au Mali. Cela veut dire qu'ils souhaitent mettre en place des entreprises et des projets qui ont un but utile pour toute la société et qui partage le pouvoir et l'argent également entre les gens qui y travaillent.



Après le passage des camions
Je me rends au travail à pied: 15 minutes de marche dans les pots d'échappement et la poussière. + 15 minutes pour traverser la rue, car il n'y a pas de stop et tout le monde roule où il veut.


 Parfois, je me paie le luxe d'un taxi: 750 XOF (environ 1,75$).
La route vers le travail qui passe devant Mali-Gaz



lundi 27 octobre 2014

L'éducation physique au Mali

Ce matin en attendant le sotrama (l'autobus), j'ai eu un vague à l'âme en voyant ce professeur avec ses élèves qui allaient jouer au soccer.

Un groupe scolaire en route vers le terrain de soccer


Partie de soccer
Les supporteurs vu de l'arrière

Au retour en fin de journée, je suis passée devant ce terrain de soccer.

J'ai rapidement pris une photo par la fenêtre du sotrama qui tanguait sur le chemin de terre avec les plus gros nids de poules jamais vus.








dimanche 26 octobre 2014

Salle de lavage en plein air

Comme mon amoureux n'est pas là pour faire le lavage, je dois me résoudre à le faire moi-même.

La salle de lavage

Un seau d'eau, une barre de savon et on frotte, on essore, on rince, on essore, on étend.

#Joyeuse
Corde à linge entre 2 maisons
C'est une petite activité bucolique lorsque c'est juste pour moi. Mais pour toute une famille c'est un exercice laborieux.
Vêtements confortables et chics de la designer Marie-Josée Bergeron: idéal à la Chambre de commerce comme au Mali.


samedi 25 octobre 2014

Course à pied

Une de mes grosses interrogations avant de partir pour le Mali était: 
Est-ce que je vais pouvoir courir?

Selfie de ma course matinale #bonheur #chaleur

 OUI!!! C'est possible, mais tôt le matin ou en fin de journée car la chaleur devient vite intolérable. La poussière est également un facteur de difficulté supplémentaire. Je n'ai vu que 2-3 coureurs depuis mon arrivée et ils étaient tous en habit de soccer.

Ma course me permet de découvrir des paysages magnifiques. Les gens me regardent incrédules ou me saluent en souriant et je réponds avec enthousiasme: "Anisokoma" (bon matin)

Mon chemin de course
Je crois que mon 20 minutes de course au Mali égale à 1hr à Québec.

P.S. Simon Cousineau, si tu arrives à faire un marathon ici, je t’élève au niveau de surhomme. 

jeudi 16 octobre 2014

Titibougou - Mon premier village


À mon arrivée, je suis installée à Titibougou (bougou signifie village). C'est très retiré de la ville et à environ une heure de sotrama (autobus) de mon  lieu de travail.

Centre du village de Titibougou
C'est un village typique avec des rues sans nom en terre battue et aucun numéro sur les portes. Il y a une pharmacie et des petit commerces d'alimentation de subsistance.


Carte de Bamako
Malgré que c'est loin, l'avantage est que c'est tranquille et par surpeuplé comme au centre ville.

Je suis la seule et unique blanche de tout le village et plusieurs enfants semblent ne jamais avoir vu de blanc en personne.

Je me sens en sécurité ici, car les gens se connaissent et sont gentils avec moi... la voisine blanche.

Un voisin croyait même que j'étais médecin car je porte parfois des pantalons blancs.

Commerce
Dans les rues de Ttitbougou

Le  terrain de soccer de Titibougou
Église



Première famille d'accueil

Dans ma première famille d'accueil, il y a la mère Yagaré et la fille Hadja (23 ans) qui sont super gentilles. Très moderne, il y a une télé à écran plat avec les mêmes télé-séries que nous et internet sans fil.

Paradoxalement, l'eau ne fonctionne pas bien alors on va remplir des seaux dehors pour prendre notre douche ou laver notre linge.
Hadja au travail

Hadja prépare tous les repas qui sont succulents (photos et recette à venir).

Cuisine. La porte est toujours fermée pour ne pas réchauffer toute la maison















Le mari Souleymane est fort sympathique. Il est ici à temps partiel. Car il a deux femmes (polygamie), mais c'est une version qu'on aimerait: un mari 3 jours semaine c'est juste correct. Comme dit mon amie Manon: "le reste du temps tu t'habilles en mou". Effectivement, quand il est là on mange à la table en famille, alors que le reste du temps on mange devant la télé en écoutant Esprit Criminel... en mou.

Ma première habitation

Les maisons comme nous en avons l'habitude: murs de brique/béton, portes avec serrure, fenêtres en verre et cour arrière ne sont pas la norme ici.

Rue devant la maison
Grille à l'avant de la maison
Pour mes premiers jours au Mali, j'ai la chance d'habiter dans une jolie maison assez luxueuse avec une enceinte clôturée et barrée en permanence.




Vue de l'arrière depuis la terrasse
Terrasse sur le toit
Vue du côté depuis la terrasse
Une magnifique terrasse sur le toit m'offre une vue des alentours.  La connexion internet est très bonne sur le toit alors je m'y installe pour parler avec mes enfants via Skype.
Sur le côté de la maison
Escalier menant au toit/terrasse
Réserve intérieure d'eau
Couloir
Cour arrière
Dans la cour arrière, sous l'escalier,  nous retrouvons le robinet où nous pouvons remplir nos seaux pour avoir de l'eau dans la maison.

Ma chambre
La salle de bain


L'intérieur de la maison est très confortable. Durant le jour nous fermons les fenêtres et les rideaux pour que la chaleur n'entre pas trop.


Mon premier petit nid

Dans ma première demeure, chez Yagaré, j'ai une très confortable chambre.
Un grand lit avec un essentiel filet pour se protéger des moustiques la nuit, un oreiller et un drap de coton que je n'utilise pas vraiment car il fait trop chaud la nuit.

Mon petit nid à moi
Toutous de mes enfants et livre Malphas 3


Je me suis fait un petit chez moi de cette chambre qui est devenue mon lieu de ressourcement. Entourée des toutous qu'Isaac et Alizée m'ont offert pour me tenir compagnie je sens un peu moins loin.


J'y lis, j'y dors, j'y écris ce blog.
Je partage ma salle de bain avec Hadja. C'est propre et fonctionnel... En fait, il faut mettre de l'eau dans la toilette pour l'envoyer et la douche c'est un seau d'eau et une tasse.

Le pommeau de douche est décoratif... la douche c'est le seau à côté.
Il faut tellement chaud que je prends 2-4 douches par jour avec une eau à la température de la pièce.

mercredi 15 octobre 2014

Arrivée à l'aéroport de Bamako

Arrivée à Bamako, il est 8:00 p.m. et il fait 30c. Comme il y a un seul avion à la fois, il n'y a pas tant de monde que cela.
On passe au thermomètre électronique: o.k.
Arrivé aux douanes, je n'ai pas mon adresse de résidence (il y a réellement pas de nom de rue ni de numéro civique où je vais habiter les premiers jours). On me prend en photo, on prend mes empreintes digitales et on me laisse passer lorsque je dis que je vais travailler pour le Renapess (définition à venir pour vous).
Je suis accueilli par Baba, qui sera mon guide, et son ami qui est douanier (bonne idée de l'avoir amené). Transport dans un beau 4X4 de luxe, arrêt pour m’acheter de l'eau, des oranges, des yogourt, et des chips. Les messieurs payent pour moi (je n'ai pas encore de Franc CFA).
Arrivée dans une famille d'accueil. On me sert un bon repas.
Je suis rendue en AFRIQUE.

mardi 14 octobre 2014

Voyage en avion Québec-Bamako


C'est mon plus gros trip en avion de ma vie.
Trois avions et 22 hrs plus tard je suis dans un nouveau monde.

Pour Isa. God: "Tu vois comme les avions sont grands!"


Les vols ont super bien été. J'ai dormi Québec-Paris avec des somnifères.
J'ai fini mon dodo à Paris sur un banc et manger une baguette de chez Paul.

Mon coin dodo à Paris

Paul: pour Yolande qui m'a apprit que c'est les meilleurs baguettes de Paris

Le vol Paris-Bamako m'a paru un peu plus long car je n'ai pas dormi.

Il y avait une multitude de petites lumières de Bamako vu d'en haut, car les rues n'ont pas notre système d'éclairage mais il y a du monde partout qui s'éclaire comme ils peuvent. 


Des films pour Isaac et Alizée dans l'avion
Dans l'avion: souvenir pour Benoît









Pour les enfants, un suçon géant!